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SVP, NE ME FILMEZ PAS SANS MA PERMISSION

J’ai récemment animé une activité pour enfants. Sans que l’on m’ait prévenue, un collègue a filmé l’atelier en entier, incluant mes interactions avec les jeunes. J’étais surprise, mal à l’aise, mais n’ai rien dit ou fait.

Une autre animatrice a aussi été filmée et elle aussi était gênée par cet enregistrement.

J’aimerais maintenant aller en discuter avec la direction. Un collègue me conseille plutôt d’en parler avec l’organisatrice. Elle est nouvellement arrivée dans l’entreprise.

Qu’en pensez-vous? Quels mots dois-je utiliser pour ne pas que mes relations soient ternies avec la nouvelle avec qui j’ai d’excellents rapports, jusqu’à présent?

Merci beaucoup pour vos conseils qui seront bien précieux.

***

Oh la la, ce n’est pas parce que la technologie existe que l’on a le droit de l’utiliser sans le consentement d’autrui!

Votre collègue a raison, la responsabilité pour l’utilisation des technologies revient à la coordinatrice de l’évènement. C’est cette personne qui doit valider cette attente en demandant la permission du présentateur. De plus, dans votre cas, il y a aussi la capture des images des jeunes. Ceci nécessite généralement l’autorisation des parents ou du tuteur.

À ce stade-ci, je vous recommande de prendre rendez-vous avec l’organisatrice pour faire un retour sur l’évènement.

Pendant cette discussion, informez-vous de la diffusion intentionnée pour le film de votre conférence.

« J’ai remarqué que vous avez filmé ma conférence. Qu’allez-vous faire avec cette vidéo?… Sur quelle plateforme paraitra-t-elle? »

Ensuite, libre à vous d’accepter ou pas cette diffusion. Vous pourriez aussi demander de voir la vidéo avant de prendre votre décision.

Il est aussi important de valider que l’organisatrice avait le consentement parenatal pour filmer les jeunes. Si nécessaire éclairez-la sur les répercussions légales possibles de cette omission pour votre entreprise.

Si vous ne souhaitez pas la diffusion de votre enregistrement, ce sera certes délicat mais comme toujours, tout sera dans le ton que vous utiliserez.

« Puisque vous êtes nouvelle parmi nous, vous n’étiez pas au courant, mais je ne permets pas l’enregistrement de mes activités, à moins qu’on ait fait ensemble les arrangements nécessaires (qui pourraient inclure de frais additionnels). Il faudrait s’il-vous-plait s’assurer de la supprimer. »

Une bonne astuce est de mentionner votre malaise.

« Ce n’est pas facile pour moi de vous informer, mais… »

Décidez ensuite, ensemble, qui fera la requête à la personne qui a filmé votre prestation.

Dans le futur, comme je le fais à titre de conférencière et animatrice d’ateliers, je vous encourage à valider cette attente avec vos clients et collègues, lors de la présentation de votre Offre de services.

Si jamais on commence à vous filmer sans votre consentement préalable, vos paroles pourraient ressembler à ceci :

« Mesdames et messieurs, cet atelier est un mandat privé. Nous n’avons pas d’entente pour l’enregistrement de la prestation d’aujourd’hui. Merci de respecter cette consigne, seules les photos sont permises (si c’est le cas). »

Et pour vous chers lecteurs Huffington post Québec, si jamais vous avez envie de filmer un évènement ou une personne, informez-vous toujours avant. Si non, ça pourrait être embarrassant quand on vous demandera de cesser ou de supprimer. Vous aurez aussi de meilleures images quand vous pointerez votre appareil et direz « Fromage! ».

Vous vivez une situation délicate? Ce blogue est à votre service, écrivez-moi julie@julieblaiscomeau.com. Votre situation pourrait éclairer d’autres lecteurs.

Publié 25 mars, 2015 Huffington Post (c) Julie Blais Comeau

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